Le Togo veut renforcer le lien entre l’enseignement supérieur et le monde professionnel. Pour l’année académique 2026-2027, le gouvernement entend réorienter davantage les formations vers les besoins de l’économie et du marché de l’emploi. L’orientation a été présentée par le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, à l’ouverture de l’atelier-bilan de l’année académique 2025-2026 et de préparation de l’année académique 2026-2027.

Organisé ce jeudi 08 octobre 2026 à Lomé par le ministère délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’atelier a réuni pendant deux jours plusieurs responsables du secteur éducatif et de l’enseignement supérieur. Parmi eux figurent notamment le président de l’Université de Lomé et ses vice-présidents, le premier vice-président de l’Université de Kara, le représentant du président de l’Université de Datcha, le directeur de l’ENS, le directeur de l’Office du Bac, le directeur de l’EAMAU et le président du CEPES.
Le premier porte sur le développement de l’alternance. Les universités publiques devront porter la part des licences professionnelles en alternance à 50 % et celle des masters professionnels à 100 % d’ici fin 2028. Le ministre souhaite également une ouverture accrue des campus aux chaires d’entreprises et aux incubateurs.

Aux universités privées, il demande de miser davantage sur les formations courtes et adaptées aux évolutions du marché. « Aux universités privées, je demande de conquérir le marché des certifications courtes, agiles et digitales. Soyez les champions de la reconversion et du « reskilling » exigé par le secteur privé », a-t-il déclaré.
Le deuxième objectif consiste à renforcer la participation des entreprises à la formation. Celles-ci devront être davantage associées à la conception des programmes, au financement des laboratoires et au recrutement des diplômés. Dans cette logique, le ministre prévient : « Je ne validerai plus aucune nouvelle filière sans une étude d’employabilité cosignée par le secteur privé. »
Le troisième objectif vise les ressources propres des universités. À terme, 20 % de leurs ressources devront provenir de la formation continue, des prestations de services et du mécénat de compétences. Chaque établissement devra, pour cela, mettre en place un Bureau de Liaison Entreprises-Universités.
Quatre secteurs sont notamment identifiés comme prioritaires : l’agrobusiness, la logistique et le transport, le BTP et les énergies renouvelables, ainsi que le numérique et la finance.

Durant deux jours les acteurs revisiteront les activités réalisées au cours de l’année académique écoulée et en valider les rapports, puis planifieront l’année académique 2026-2027 déjà à nos portes. A noter que les travaux prendront fin ce vendredi.
