Réunis à Lomé le 3 juillet dans le cadre de la conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance Politique Africaine, des dirigeants et experts africains ont plaidé pour une réponse commune face aux répercussions de la crise au Moyen-Orient. Selon le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, ce conflit affecte directement les économies et la sécurité du continent.
Les tensions dans le détroit d’Ormuz entraînent une hausse des prix du pétrole, des engrais et du transport maritime, avec des conséquences sur le coût de la vie et la sécurité alimentaire. Pour les participants, cette crise révèle surtout les fragilités structurelles de l’Afrique, encore dépendante des importations et des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Ils appellent à accélérer l’industrialisation, renforcer l’intégration économique et sécuriser les approvisionnements. L’objectif est de bâtir des économies plus résilientes et de permettre à l’Afrique de défendre une position souveraine face aux crises internationales.
