Quarante-trois organisations africaines de la société civile ont saisi la Cedeao et l’Union africaine pour demander des mesures contre le Togo après la réforme constitutionnelle de 2024.
Dans une lettre ouverte adressée le 1er août au président de la Commission de la Cedeao, elles s’appuient notamment sur une décision de la Cour de justice de l’organisation, qui estime que la réforme viole la Charte africaine de la démocratie et constitue un « changement inconstitutionnel de gouvernement ».
La nouvelle Constitution a instauré la Ve République et un régime parlementaire, supprimant l’élection du président au suffrage universel direct. Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, est devenu président du Conseil en mai 2025, après l’élection d’une Assemblée dominée par son parti Unir.
Les organisations réclament la suspension du Togo de la Cedeao, le retrait de certaines missions de médiation et des poursuites devant la juridiction de l’Union africaine. Lomé rejette toutefois la décision de la Cour de justice de la Cedeao, qu’il juge contraire à ses compétences.
