Ironie du football ; les journalistes ont déjà voté, mais il reste encore assez de suspense pour disputer une finale.
Cette édition du Ballon d’Or est difficile à départager, car plusieurs candidats ont construit un dossier solide sur des critères différents. Le règlement donne la priorité aux performances individuelles, puis aux résultats collectifs et au palmarès, avant le fair-play.
1. Harry Kane : l’efficacité comme argument principal
Le capitaine anglais possède probablement l’un des dossiers statistiques les plus lourds. Avec 61 buts en 51 matches avec le Bayern selon The Guardian, Kane a remporté le championnat et la Coupe d’Allemagne. Il a également inscrit six buts au Mondial. Son problème : contrairement à certains concurrents, son parcours international s’est arrêté avant les derniers tours.
2. Lamine Yamal : l’impact d’un phénomène
À seulement 19 ans, Yamal a été champion d’Espagne avec Barcelone et champion du monde avec l’Espagne. Son influence dans le jeu, sa régularité et son poids dans les grands rendez-vous constituent des arguments majeurs. Le risque pour lui est ailleurs : l’Espagne compte plusieurs candidats sérieux, ce qui pourrait disperser les voix.
3. Kylian Mbappé : les buts contre les trophées
Mbappé présente un cas presque paradoxal. Il n’a remporté aucun titre collectif cette saison, mais il a terminé meilleur buteur de Liga avec 25 buts et meilleur buteur du Mondial avec 10 réalisations. Il est également devenu le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France. Son dossier repose donc fortement sur le premier critère du Ballon d’Or : la performance individuelle.
4. Rodri : le poids du collectif
Champion du monde avec l’Espagne et désigné meilleur joueur du tournoi, Rodri possède un argument collectif exceptionnel. Mais sa saison en club a été perturbée par les blessures. Son dossier oppose donc une Coupe du monde remarquable à une saison moins régulière avec Manchester City.
5. Ousmane Dembélé : le tenant du titre n’est pas hors course
Double vainqueur de la Ligue des champions avec le PSG, Dembélé figure encore parmi les 30 nommés. Son avantage est clair : il peut s’appuyer sur un palmarès européen majeur. Mais pour conserver le trophée, il doit composer avec une concurrence particulièrement dense.
Au fond, le suspense vient de là : Kane possède les chiffres, Yamal l’impact et les titres, Mbappé l’efficacité, Rodri le Mondial et Dembélé l’expérience du trophée. Le verdict sera rendu le 26 octobre à Londres.
