Le 6 octobre 2026, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi destiné à attirer les investisseurs dans le secteur électrique. L’enjeu est pressant : la demande progresse vite et l’offre doit suivre.
Une demande en forte hausse. La pointe de consommation atteignait 360 MW au premier trimestre 2026, avec une hausse estimée à environ 10 % par an. Le pays a longtemps dépendu des importations régionales pour couvrir une partie de ses besoins. L’État seul ne peut pas financer une telle expansion : le capital privé devient indispensable.
Concernanat ce que change la loi, le texte reconnaît le stockage de l’électricité et crée le statut de « client éligible », avec accès des tiers aux réseaux. Il renforce le rôle des producteurs indépendants et encourage l’autoproduction, l’autoconsommation et l’injection des excédents renouvelables. Les zones économiques spéciales pourront diversifier leur approvisionnement par des contrats directs avec des producteurs nationaux ou régionaux. Les compteurs intelligents sont également prévus.
Les conditions du succès s’imposent. Il ne s’agit encore que d’un projet de loi : il doit être voté, puis précisé par des décrets. Les investisseurs examineront d’abord la capacité de la CEET à payer l’électricité achetée. L’enjeu est de garantir des conditions économiques viables pour l’achat de l’électricité renouvelable par l’opérateur public. Ils scruteront aussi les tarifs d’injection, l’indépendance du régulateur et la réduction des pertes du réseau.
De ce fait, plusieurs outils peuvent rassurer les financiers : des garanties de paiement, des appels d’offres transparents, et une ouverture prioritaire aux gros consommateurs et aux zones économiques spéciales, clients les plus solvables.
