L’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a adopté une nouvelle loi sur les libertés religieuses afin de renforcer la cohésion sociale, préserver la laïcité de l’État et prévenir les dérives liées aux pratiques religieuses. Cette réforme intervient dans un contexte marqué par la montée des discours extrémistes et des tensions communautaires.
Le texte impose aux associations et communautés religieuses de s’affilier à une organisation faîtière reconnue par l’État. Il prévoit également la création d’un organe chargé de contrôler la conformité des pratiques religieuses aux lois, de suivre la formation religieuse et de certifier les compétences dans ce domaine.
La loi sanctionne désormais les discours haineux, l’incitation à la haine religieuse, les appels à la discrimination ainsi que le dénigrement d’autres croyances. Elle interdit aussi tout prosélytisme religieux des agents publics dans l’exercice de leurs fonctions et encadre le financement des organisations religieuses.
