Au Togo, le carburant semble avoir compris avant les salaires qu’il fallait évoluer avec son temps. Depuis 2022, les prix à la pompe ont connu plusieurs réajustements, avec des effets qui dépassent largement le simple passage à la station-service.
En mars 2022, le litre de super sans plomb est passé de 505 à 595 FCFA. En juillet de la même année, il atteignait 700 FCFA. Après une baisse à 680 FCFA en décembre 2024, une nouvelle hausse l’a porté à 725 FCFA en mai 2026. Une autre augmentation est consommée : Septembre 2026, les prix sont passés de 725f à 817f.
Chaque hausse renchérit les déplacements. Pour les conducteurs de taxi-moto, taxis et autres transporteurs, le carburant représente une charge directe. Lorsque cette charge augmente, la pression se reporte sur les tarifs de transport, avec un effet immédiat sur les ménages.
Mais le problème ne s’arrête pas au transport. Le commerçant qui dépense davantage pour acheminer ses marchandises finit par intégrer cette hausse dans ses prix. Le coût du carburant se retrouve alors dans le panier de la ménagère, du marché jusqu’aux produits de première nécessité.
Le plus difficile reste le décalage avec les revenus. Les salaires de nombreux travailleurs évoluent peu, tandis que le SMIG, déjà difficilement appliqué par certains employeurs, ne suit pas toujours la progression du coût de la vie. À force, le pouvoir d’achat se réduit : les prix avancent, mais les revenus restent à quai, comme un moteur qui tourne sans carburant.
