Le Conseil constitutionnel du Sénégal a refusé d’examiner le recours de l’opposition contre la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale et son élection à la présidence du Parlement, se déclarant « incompétent » sur cette affaire. Cette décision confirme ainsi le maintien du leader du parti Pastef à la tête de l’institution parlementaire.
L’opposition dénonçait une violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, estimant que Sonko avait perdu son mandat de député lorsqu’il était devenu Premier ministre en 2024. Selon elle, il aurait dû démissionner de ses fonctions gouvernementales avant de pouvoir retrouver son siège de député. Elle qualifiait même cette situation de « coup d’État institutionnel ».
Après avoir quitté la Primature, Ousmane Sonko a été réintégré à l’Assemblée avant d’être élu président du Parlement le 26 mai. Cette décision du Conseil constitutionnel met fin à la contestation juridique et renforce la position politique du chef de Pastef, qui dispose d’une large majorité parlementaire et peut désormais exercer une influence majeure face au président Bassirou Diomaye Faye.
