Après le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le Tchad devient le quatrième pays de la région à annoncer son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), illustrant un effet domino au sein du Sahel.
Le gouvernement tchadien a annoncé son retrait du Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI), une décision qui prendra effet en juillet 2027.
Selon le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul, ce choix a été effectué à la demande des États-Unis, qui intensifient depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche leur campagne contre la juridiction internationale. N’Djamena dénonce également une justice « à géométrie variable », estimant que la CPI cible principalement les États africains.
Cette décision intervient toutefois dans un contexte sensible. La CPI enquête sur les crimes commis au Darfour, au Soudan, où le Tchad est soupçonné d’avoir facilité l’approvisionnement en armes des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Plusieurs responsables tchadiens font déjà l’objet d’un signalement pour complicité présumée de crimes internationaux. Malgré le retrait annoncé, les enquêtes ouvertes avant juillet 2027, notamment sur le Darfour, se poursuivront conformément aux règles de la CPI.
