Le Ghana a rejeté un accord sanitaire de 109 millions de dollars proposé par les États-Unis, invoquant des préoccupations liées à la souveraineté nationale. Après plusieurs mois de négociations, Accra a mis fin à ce projet estimé à environ 62 milliards de F CFA, en raison d’exigences jugées excessives sur l’accès aux données médicales des populations.
Les autorités ghanéennes dénoncent notamment la volonté américaine de collecter des informations personnelles sensibles et des échantillons biologiques, avec un partage prévu sur 25 ans. Un déséquilibre jugé inacceptable, d’autant que les bénéfices en matière d’innovation médicale restaient limités.
Le Ghana privilégie désormais une coopération multilatérale, notamment avec Organisation mondiale de la santé, estimée plus équitable. Cette position s’inscrit dans une dynamique continentale : le Zimbabwe et le Kenya ont également pris leurs distances avec des accords similaires.
Ce choix illustre une volonté croissante en Afrique de protéger les données stratégiques et de renforcer son autonomie sanitaire.
