Le Niger a officiellement engagé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI) en déposant, le 18 juin, son acte de retrait auprès de l’institution basée à La Haye. Cette démarche intervient neuf mois après l’annonce faite conjointement avec le Mali et le Burkina Faso de ne plus reconnaître l’autorité de la Cour, accusée d’être un « instrument de répression néocolonialiste ».
Selon les règles de la CPI, le retrait du Niger ne prendra effet qu’un an après sa notification. D’ici là, le pays reste tenu de respecter ses obligations envers l’institution.
Les trois pays sahéliens, dirigés par des régimes militaires, défendent la mise en place de mécanismes africains de justice et de règlement des conflits. Déjà retirés de la CEDEAO, ils ont créé la Confédération des États du Sahel (AES).
Le Niger deviendra ainsi le troisième État à quitter la CPI, après le Burundi et les Philippines.
