Le président kényan William Ruto a annoncé la fermeture, à partir du 7 septembre, des petits commerces et activités informelles exercés par des étrangers. Sont notamment concernés les vendeurs ambulants, agents de sécurité et manœuvres. Le chef de l’État affirme vouloir protéger les emplois des Kényans, alors que le pays fait face au chômage et à la hausse du coût de la vie.
La mesure suscite toutefois de vives critiques. Une coalition d’organisations de défense des droits humains la qualifie d’« inconstitutionnelle » et redoute qu’elle favorise les discriminations et le profilage xénophobe. La décision pourrait notamment toucher des ressortissants du Burundi, de Tanzanie et d’Ouganda, qui bénéficient de la libre circulation au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est.
Pour ses détracteurs, cette annonce est aussi une réponse populiste à la colère des petits commerçants kényans. Elle intervient à l’approche de la présidentielle de 2027, dans un contexte économique et social tendu.
