Le gouvernement ghanéen a donné son accord à une réforme constitutionnelle visant à prolonger de quatre à cinq ans les mandats du président de la République et des députés.
Défendue par le ministre de la Justice, Dominic Ayine, cette mesure est justifiée par la nécessité de laisser davantage de temps aux autorités pour mettre en œuvre leurs politiques publiques. La réforme découle des recommandations d’une commission chargée de revoir la Constitution de 1992, mise en place par le président John Dramani Mahama et présidée par le professeur H. Kwasi Prempeh.
Le projet maintient toutefois la limite de deux mandats présidentiels consécutifs, soit un maximum de dix ans au pouvoir. Il prévoit également d’abaisser de 40 à 35 ans l’âge minimum requis pour se présenter à l’élection présidentielle, afin de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants. Les élections présidentielles seraient désormais organisées durant la première semaine de novembre pour faciliter la transition avant l’investiture du 7 janvier.
Avant d’entrer en vigueur, la réforme devra être approuvée par le Parlement et, pour certaines dispositions, soumise à un référendum.
Cette réforme n’st pas sans conséquence sur le plan politique. D’abord, les gouvernements disposeront de plus de temps pour appliquer leurs programmes. Ensuite, les élections seront moins fréquentes, ce qui pourrait renforcer la stabilité institutionnelle. Enfi , l’abaissement de l’âge d’éligibilité favorisera le renouvellement de la classe politique. Le débat sur l’équilibre démocratique et le contrôle du pouvoir devrait s’intensifier lors de l’examen parlementaire.
