L’examen du projet de révision constitutionnelle à l’Assemblée nationale sénégalaise a donné lieu à des débats particulièrement tendus, révélant des divergences au sein du pouvoir.
La séance a été marquée par des rappels au règlement, des échanges houleux, l’expulsion du député Abdou Mbow et le rejet des amendements proposés par le gouvernement, pourtant soutenu par une majorité parlementaire.
En tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a adopté une posture ferme pour maintenir l’ordre avant de prononcer un discours critique à l’égard des modifications souhaitées par le président Bassirou Diomaye Faye. Il a dénoncé ce qu’il considère comme un « tripatouillage » du texte voté par les députés, laissant apparaître des désaccords inédits entre les deux principaux dirigeants.
Cette séquence intervient après les prises de position de plusieurs personnalités de la majorité, renforçant l’impression de tensions internes. Pour les soutiens de Sonko, il s’agit d’une défense de l’indépendance du Parlement. Ses détracteurs estiment, au contraire, qu’il a politisé une séance législative. Cette journée pourrait marquer un tournant dans les relations entre les deux têtes de l’exécutif sénégalais.
