Un arrêté (n°320/2026) abroge celui du 12 avril 1978 qui organisait l’examen professionnel du certificat d’aptitude pédagogique (CAP) . Il s’agit donc de la certification des enseignants, et non du CAP de l’enseignement technique.
Ce que dit la mesure. Les titulaires du CEAP du premier degré peuvent encore se présenter au CAP du premier degré, à titre transitoire. Au second degré, les fonctionnaires de matières spécifiques (dessin, EPS, enseignement ménager, musique) peuvent candidater. icilomenvinio
Un examen vieux de 48 ans peut être devenu inadapté. La réforme pourrait le remplacer par une évaluation continue ou une formation initiale certifiante, notamment dans les ENFPE. Celà va sans risque. Sans dispositif de substitution, le recrutement massif d’enseignants perdrait un repère de qualification pédagogique. Cela pèserait sur la qualité des apprentissages, surtout dans les zones rurales où beaucoup d’enseignants sont peu formés. Les dérogations étant limitées. Les enseignants déjà en poste, mais hors de ces catégories, risquent de voir leur évolution de carrière bloquée.
Sur la dimention professionnelle , le CAP conditionnait la titularisation, donc les salaires et les promotions. Les syndicats attendront des garanties.
L’impact dépendra de la suite donnée à la réforme. Il faudra surveiller le nouveau cadre de certification, son calendrier et sa concertation avec les enseignants.
